Le principe : le plancher légal
Lors d'une rupture conventionnelle, l'employeur doit verser au salarié une indemnité spécifique. La loi impose un minimum : cette indemnité ne peut être inférieure à l'indemnité légale de licenciement. Rien n'interdit de convenir d'un montant supérieur, mais on ne peut descendre sous ce plancher.
Le barème de l'article R1234-2
L'indemnité légale se calcule selon un barème progressif :
- 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté pour les années jusqu'à dix ans ;
- 1/3 de mois de salaire par année d'ancienneté pour les années à partir de dix ans.
Les années incomplètes sont prises en compte au prorata du nombre de mois complets travaillés (article R1234-1). L'ancienneté minimale pour ouvrir droit à l'indemnité légale est en principe de huit mois ; en rupture conventionnelle, une indemnité reste due, calculée au prorata, même en deçà.
Le salaire de référence
Le salaire de référence retenu est le plus favorable entre la moyenne mensuelle des douze derniers mois et le tiers des trois derniers mois. Dans ce dernier cas, les primes à caractère annuel ou exceptionnel sont prises en compte au prorata de la période. Choisir le bon salaire de référence peut faire varier sensiblement le montant final.